Enfer Mécanique de Elliot Silverstein, 1977

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Enfer Mécanique de Elliot Silverstein, 1977

Messagepar BRUNO MATEI » 05 Juillet 2014, 06:37

Titre d'origine: The Car
Réalisateur: Elliot Silverstein
Année: 1977
Origine: U.S.A
Durée: 1h37
Interprétation: James Brolin, Kathleen Lloyd, John Marley, R.G. Armstrong, Ronny Cox, Henry O'Brien, Elizabeth Thompson.

Sortie salles France: 13 Mai 1977

FILMOGRAPHIE: Elliot Silverstein est un réalisateur et producteur américain, né le 3 Août 1927 à Boston, Massachusetts (Etats-Unis).
1962: Belle Sommers (télé-film). 1965: Cat Ballou. 1967: The Happening. 1970: Un Homme nommé Cheval. 1973: Nightmare Honeymoon. 1977: Enfer Mécanique. 1986: Betrayed by Innocence (télé-film). 1987: La Nuit de tous les Courages (télé-film). 1987: Fight for Life (télé-film). 1990: Rich Men, Single Women (télé-film). 1993: Flashfire.

Démarquage bisseux de Duel de Spielberg, Enfer Mécanique aura marqué toute une génération de spectateurs grâce à ces multi rediffusions projetées sur la chaîne privée (mais gratuite !), la Cinq !
Série B purement ludique où seule compte l'efficacité d'une action endiablée, Enfer Mécanique n'a pas volé son statut de petit classique du Fantastique puisque, aujourd'hui encore, il perdure à captiver grâce à la vigueur d'une mise en scène métronomique. L'aimable participation des trognes charismatiques de seconde zone (James Brolin en tête !) doit notamment beaucoup à la sympathie qui s'y détache, quand bien même chacun des protagonistes sont engagés dans la cohésion pour contrecarrer la menace, véritable serial-killer motorisé.

Car c'est sous l'apparence d'une Berline noire qu'est personnifiée l'entité, véhicule sans conducteur habité par le Malin (c'est ce que nous révélera l'épilogue à renfort de visions dantesques d'un brasier rugissant !). A l'aide de plans parfois alambiqués, le réalisateur réussit à distiller une aura maléfique à travers l'étrange morphologie de cette carrosserie blindée comparable au corbillard ! Qui plus est, au son d'avertissement d'un klaxon prolongé, l'engin erratique fait preuve d'une frénésie incontrôlée pour s'élancer sur ses victimes ! Avec son environnement aussi montagneux que désertique, Elliot Silverstein exploite une scénographie héritée du Western au sein de cette communauté reculée de Santa Ynez. Les shérifs, héroïques et serviables, tentant courageusement de protéger leur village face à l'audace d'un hors là loi laissant derrière lui les cadavres de touristes après son passage éclair. Mené par le capitaine Wade Parent, c'est donc une course-poursuite inlassable que nos justiciers vont emprunter sur les routes de l'Utah en usant de moult stratégies pour mieux l'annihiler. Durant les péripéties meurtrières de la voiture, on est d'ailleurs surpris d'assister à la mort inopinée de protagonistes essentiels. Cette radicalité à laquelle fait preuve le réalisateur surprend d'autant plus que cette série B est uniquement impliquée dans le divertissement plaisant même si elle s'autorise quelques effusions de violence !

Interprété avec spontanéité (même si l'aimable cabotinage de certains seconds-rôles prête à sourire) et mis en scène avec autorité, Enfer Mécanique n'a rien perdu de son efficacité à aligner sans répit nombre de péripéties spectaculaires et dérives meurtrières. L'épique partition orchestrale de Leonard Rosenman et l'apparence spectrale de la voiture se combinant parfaitement afin d'iconiser un serial-killer échappé de l'enfer !
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BRUNO MATEI
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